Drame en 14 épisodes

Nicolas Wapler - 2012

Résumé des épisodes

1) Prologue :

Le coryphée et le professeur résument pour le public le mythe d’un des rois de Thèbes, Œdipe ; cet homme qui, sans savoir qu’il s’agissait de ses parents, a tué son père et épousé sa mère, et qui, après le suicide de cette dernière, s’est crevé les yeux pour ensuite, disparaître.
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2) Les servantes :


Deux servantes entrent en scène pour apprêter le lieu où doivent secrètement se rencontrer les quatre enfants d’Œdipe : Antigone, ses deux frères Etéocle et Polynice, sa sœur Ismène et son fiancé, Hémon.
Arrivée la première, Antigone surprend ses servantes en train de parler de ce qu’elle considère être des racontars malveillants. Elle le leur reproche douloureusement.
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3) Les témoins :

Le professeur s’étonne de la tenue de cette rencontre qui n’est pas rapportée par les auteurs classiques. Le Coryphée lui fait remarquer que ces auteurs se permettaient souvent d’introduire des variantes.
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4) La famille réunie :

Arrivée d’Etéocle, de Polynice, d’Ismène, d’Hémon. Joie des retrouvailles, mais le ton de la réunion s’assombrit rapidement. La situation est grave. Créon, le père d’Hémon qui, depuis la disparition d’Œdipe, exerce de fait le pouvoir, se comporte en despote. Polynice a imaginé une stratégie pour mettre fin à la tyrannie, il a obtenu d’une cité voisine une troupe de soldats pour intimider Créon. Il est prévu qu’à la nuit tombée elle campera sous les remparts de la ville. La manœuvre réussira-t-elle ? Rien n’est moins sûr. La peur s’empare de chacun, d’Antigone en particulier qui, familière du pire, craint le pire.
A la nuit tombée, tous se retirent laissant Antigone seule.
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5) La nuit :

Epuisée, Antigone s’endort. Les deux témoins la plaignent. Se souvenant d’un chœur de Sophocle, ils méditent sur la méchanceté humaine, qu’Antigone, pensent-ils, craint plus qu’elle ne craint le destin auquel, généralement, on attribue les malheurs de sa famille.
Réveillée au petit matin, pleine d’appréhension, elle quitte précipitamment la scène. Il lui faut apprendre ce qui s’est passé. On la sent prête à faire face.
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6) Le triomphe de Créon :

Le coryphée, qu’on avait vu sortir puis revenir pendant qu’Antigone dormait, raconte au professeur les événements de la nuit : Le départ de l’armée étrangère - la mort des deux frères dont on a retrouvé les cadavres comme s’ils s’étaient entretués - le triomphe de Créon qui s’est emparé officiellement de la couronne - son premier décret, l’interdiction sous peine de mort d’enterrer Polynice qu’il considère comme traître à sa patrie pour avoir convoqué une armée ennemie.
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7) Hémon et Créon :

Entrée d’Hémon. Il ne sait encore rien de ce qui s’est passé pendant la nuit. Il cherche Antigone. Mais c’est Créon qui arrive et qui le met au courant des événements.
Créon ressort laissant Hémon seul et profondément choqué ; la mort de ses deux amis, ce décret inique, le cynisme de son père !
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8) Hémon et Antigone :

Entrée d’Antigone. Elle est exténuée, trempée de pluie. Elle révèle à Hémon qu’elle a recouvert de terre le corps de son frère. Oui, elle était au courant de l’interdiction, mais, explique-t-elle, elle ne pouvait pas faire autrement... « vraiment pas.» Oui, elle a été vue et reconnue.
Affolé, Hémon décide de quitter Thèbes avec Antigone pour la mettre à l’abri.
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9) Le procès d'Antigone :

Alors que les deux amoureux s’apprêtent à sortir, Créon apparaît avec toute une suite de gardes et de gendarmes. Devinant que c’est Antigone qui a accompli les rites funèbres, il ordonne son arrestation. Il lui demande toutefois d’expliquer son geste. Antigone après avoir refusé de répondre finit par lui donner ses raisons, toutes de justice, et qui naturellement n’ont aucune valeur aux yeux de Créon. Pour lui seule compte la loi de la Cité.
Enjointe par Créon, mais aussi par Hémon et par le professeur, de permettre le « dés-enterrement » de Polynice, elle reste inflexible. Elle ne « peux pas » y consentir.
Créon, qui maintient la condamnation, commue pourtant la peine. Antigone ne sera pas tuée, mais emmurée vivante dans une grotte. Epouvantée, elle tente un dernier plaidoyer qui rapidement tourne au réquisitoire contre Créon et contre tous les Créon, présents et à venir, qui ne font aucun cas de la justice.
Exaspéré, le tyran ordonne aux gendarmes de conduire Antigone à son supplice.
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10) Le sens de l'histoire :

Cette histoire a-t-elle un sens ? Oui, répond le coryphée qui malgré le mal qu’il éprouve à le définir, suggère qu’il s’agit de la fin de quelque chose « d’empoisonné », de « l’acte de naissance du droit de faire ce qui est juste »... Et le professeur de suggérer qu’Antigone, c’est peut-être l’acte de naissance... de la liberté.
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11) Le crachat :

Entravé par des gendarmes, Hémon, impuissant, crache au visage de son père avant d’être conduit dans ses quartiers comme un prisonnier.
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12) La défense de Créon :

Créon, resté seul, est violemment critiqué par le professeur et le choryphée. Il se défend avec énergie. Ses arguments, si déplaisants soient-ils, sont ceux du réalisme. Il en va, selon lui, de la survie et du bonheur de la Cité dont il a la responsabilité.
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13) La catastrophe :


« Ils sont morts ! » Un messager, de retour de la grotte, annonce qu’Antigone s’est tuée, et après elle, Hémon, et aussi Eurydice, la femme de Créon et mère d’Hémon.
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14) Epilogue :

Anéanti, Créon se défend pourtant encore. Tout ce qu’il a fait, dit-il, c’était pour le bien de la cité. Les témoins lui font remarquer qu’en méprisant les exigences de la justice, loin de sauver sa patrie, il a tout gâché, tout perdu.
Désespéré, décontenancé, il quitte la scène.
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Hémon & Antigone © Nicolas Wapler 2012